DSE


Images aléatoires

  • 08-delors.jpg
  • 00-rocard.jpg
  • 03-belkacem.jpg
  • 01-de-sarnez.jpg
  • Valls-Manuel.jpg

Recommander

Fil d'Ariane

Vendredi 23 février 2007
Que ne l'aura-t-on pas entendu cet "argument" de la feminité de Ségolène Royal, la candidateu du Parti Socialiste qui allait tout révolutionnationner d'en bas du haut de sa condescendante feminitude si proche de la populasse et tout et tout, enfin, en apparence !

Et tout ça pour quoi ? Well, peut-être la politique est-elle, au fond, tout comme ces histoires d'amour burlesques et leurs faceties innobrables et incessantes. Alors entre Tout ça pour ça et Much ado about nothing!  je vous laisse choisir...

Strauss-Kahn, Jospin, Hollande, Fabius, Mauroy, Emmanuelli, Kouchner, Ayrault, Colomb, Bel, Lesdeux Zéglises et Chevènement!

Certains affirment même que Mitterrand, Blum, et Jaurès auraient également fait le déplacement... Jules Ferry, lui, s'est fait excuser pour cause de bronchite aiguë (asthmatiforme allergique au propos anti-prof, disent les mauvaises langues...)

Alors même que M. Besson quitte la scène plein d'amertume - sans doute pour revenir dans quelques jours par une porte dérobée des coulisses - après son passage à tabac par les procheuses de Mme Royal, ne voicit-il pas - oui, oui, si, si voicir est un verbe du grand journalisme de magazine politique on ne peut plus sérieux, du substantif racine qui ne se laisse matché que par un ou deux concurrents tout aussi sérieux - que l'acte suivant, celui des grandes retrouvailles pleines de bisouX variant tous sur le thème du je t'aime, moi non plus, ne voicit-il pas, donc, que le cimetière des éléphants se ranime et se transforme pour l'occasion en rave-party psyché-dérelique pour ne pas dire autre ch-ouse qui ferait tomber mon petit papier dans le travers de la plus antipartisianiste trivialité...

Ségolène la Valkyrie aime donc à côtoyer les éléphants... Mais en fait avait-elle seulement le choix vue la tournure folklorique que prenait son auto-campagne?

Ils sont venus ils sont tous là, donc, et quoiqu'il en soit de leurs réserves passées, ces beaux mâles dominés, et même le Sieur Jospin qui sans doute après moult valses et quelques hésitations, a dû se décider à ne pas venir mais est venu quand même...

La grande famille était donc toute entière au rendez-vous, signe que vraiment les choses vont mal. Car n'est-ce pas quand la situation est grave - désespérée? - que l'on réunit le "conseil de famille" au grand complet ? Généralement, c'est pour les obsèques et... L'ouverture de la succession !

Tout le banc et l'arrière banc du socialisme des années 80 et 90 était là!

Dommage qu'il n'y ait eu que des strapontins pour le Socialisme des années 2000. On va finir par croire que les années 2000 et le Socialisme ne font vraiment pas bon ménage !

A n'en pas douter, ce conseil de guerre est dans la droite ligne de la démocratie gauche car participative: après avoir consulté le bas peuple brouillon pour le contenter dans son illusion de démocratie directe à la dame charmante et si compatissante à tout, le même dame demande donc à l'élite militaire de mettre de l'ordre et de la justice dans ce bordel en marche de bal populaire ! On va bien se poiler quand le petit peuple va se rendre compte de combien il s'est fait flouser dans la superche manoeuvre et quelle mystification tous ces désirs d'avenir frustrés, toute cette participative attitude a été jusqu'alors ! Mais le rire pourrait bien jaûnir rapidement dans le camp de la rose !

Le swing d'opinion pourrait être sévère et peut-être tous ces éléphants à la mémoire courte occultant volontiers un certain mois d'avril où ils se trouvèrent fort démunis, de se faire again balayer d'un coup de trompe populaire hors de la First League pour la seconde fois consécutive dès le tour préliminaire, comme en Corée, cette fois-ci, peut-être, espérons-le, au profit de la Démocratie Française - & même la plus sociale & - réunie, pour l'occasion, derrière un grand gaillard à l'élan béarnais!

Car les français, riches comme pauvres, s'ils sont généreux par nature et prêts à donner sa chance à tout un chacun sans a priori, ne goûtent guère en revanche à se faire couillonner de la sorte !

Mon seul regret, si d'aventure ce petit Tsunami politique devait se produire, c'est que la vague emporte dans son sillage le corps du Grand Kahn et ce qui eût dû être l'avènement de la Sociale-Démocratie à la française: le rapprochement de la gauche du centre et du centre de la gauche. Mais attendons, car on est sans doute pas au bout de nos surprises !

Alors tant pis, alors tant mieux! Une chose est sûr, en tout cas, il va enfin se passer quelque chose dans cette campagne! Mais quoi? Bien malin qui le dira! A faire de petits calculs d'apoticaires on acquiert in fine l'esprit d'un boutiquier. Wait and see, donc, et attendons de voir comment les choses tournent dans cette boutique de porcelaines et d'ombres chinoises!

Décidément, un éléphant ça trompe vraiment énormément...

Cordélia Lefranc
DSE - Démocrates Sociaux Ecoeurés

Par Cordélia Lefranc
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 25 avril 2007


Donc ça y est, c'est décidé le débat du premier tour va avoir lieu, maintenant qu'on a voté; c'est logique ! Décidément, ces français ne font rien comme les autres ! F. Bayrou l'avait appelé de ses voeux, ce débat-primaire avec les deux autres, allez les trois autres parce qu'il ne voulait pas donner l'impression d'exclure a priori le Pen, il l'avait appelé de ses voeux avec la petite arrière-pensée qu'il ne ferait qu'une bouchée de la candidate socialiste. C'était là le grand danger pour la gauche - enfin pour la vielle gauche, celle qui se limite et se délimite aux PSFIO et à ses extensions gauchistes - mais aussi le grand danger pour la droite qui était bien convaincue que Bayrou aurait été un adversaire autrement plus coriace que Royal au second tour.

La réponse qui a arrangé les affaires de tout le monde, enfin de tout le petit système à deux têtes, a été celle apportée opportunément par N. Sarkozy: C'est quand même extraordinaire (c'est sa grande phrase, vous avez remarqué?) que tout le monde se préoccupe d'organiser un tel débat quand cela n'est plus possible, CSA oblige...

En conséquence nous allons donc avoir notre débat de premier tour... Après le premier tour ! Champion du monde de l'innovation politique, ces Français ! Champion du Monde !

Mais, à tout prendre, c'est quand même mieux que rien. Bien sûr, si ce débat a lieu, ce qui est encore loin d'être certain, c'est-à-dire
à présent si Ségolène Royal ne se défile pas. Nous aurons alors l'occasion d'assister à un vrai débat d'idée sur l'avenir de la gauche. Nous aurons en effet face à face une représentante de la gauche d'hier, d'inspiration très année 80, inspiration revendiquée d'ailleurs - et un représentant de ce qui préfigure la gauche de demain, d'inspiration sociale démocrate voire Démocrate tout court, comprenez à la Bill Clinton.

Ce débat sera d'autant plus libre qu'il se placera sur le plan des seules idées. En effet, le choix a eu lieu, pour ce coup-ci, avant le débat; c'est un peu triste mais bon, c'est comme ça !

A présent la question est donc celle-ci: "La nouvelle gauche avec le PS, cap ou pas cap?" Eh oui, Ségolène voit son coup de bluff lui exploser en pleine figure. Trop certaine que son plan était parfait, que Bayrou allait être coincé et qu'il serait obligé de refuser et le débat et le soutien, elle se voyait déjà - oui tout en haut de l'affiche - mais aussi débarrassée, à plus long terme, de l'épine Démocrate et de toute forme de concurrence. Et Mélenchon de rigoler, d'ailleurs dès hier, comme une baleine croisée avec un éléphant à plume !

C'était compter sans la confiance en soi de l'ami Bayrou, sans la certitude qu'il a d'être suivi par nombre de français, même chez ceux qui ont encore voté PS cette fois-ci ! C'était compter sans sa capacité de réflexion qui lui a permis de comprendre qu'il n'avait rien à perdre à un tel débat mais au contraire tout à gagner.

Et maintenant qui se retrouve coincée? De quoi aurait-elle l'air, l'amie Ségo, si elle ne se rendait pas à l'invitation qu'elle a elle-même lancée? Cela ferait désordre ! D'un autre côté, qu'a-t-elle à y gagner? Son pacte présidentiel va prendre des coups, son image de présidentiable va être passablement écornée et ses chances de battre Sarkozy (déjà minces) réduites à néant. Le tout, Ségolène sur le gâteau, à sa propre initiative !

Non, vraiment, cette démarche politique, ce coup de poker est assez loin des coups de maîtres dont son mentor, un autre François, avait pourtant le secret ! Décidément, n'est pas François II qui veut ! Le prénom y est peut-être pour quelque chose... Allez savoir !

Ce soir F. Bayrou a réussi à prendre la tête (sans jeu de mot) de la maison de gauche. Décidément, il avait l'oeil - le sphinx - il avait l'oeil ! François III serait-il en route? Affaire à suivre, décidément, affaire à suivre de très près !

"Ah putain, cinq ans !"

Cordélia Lefranc
DSE - Démocrates Sociaux et Européens
Par Cordélia Lefranc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007
... je propose de lire le communiqué (voir ci-après) exact de F. Bayrou suite à sa conférence de presse du 25 avril. Ils risquent de tomber de haut lors de ce débat qu'ils croient acquis à la dame au tailleur blanc. Il ne suffit pas de répéter ce qu'on souhaite voir advenir pour que cela advienne. F. Bayrou se place certes d'ores et déjà dans logique de l'opposition frontale à N. Sarkozy, mais il en exclut de fait Mme Royal qui, n'ayant pas su proposer un projet économique à hauteur des enjeux qui se posent à la France se sort d'elle-même de l'équation politique de F. Bayrou. Ce dernier se place, et c'est manifeste, dans l'après 6 mai, qu'il considère sans doute, non sans raison, déjà joué à la faveur du candidat de l'UMP. Voici le communiqué:

"François Bayrou n’a pas donné de consigne de vote pour le deuxième tour lors de sa conférence de presse du mercredi 25 avril.

Il considère que "Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social". Il estime également que "Ségolène Royal va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette".

François Bayrou a annoncé la création du Parti démocrate "pour changer définitivement la politique française" : Les Français "trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens.

Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général"

Suit le début du discours introductif de sa conférence de presse et le lien vers l'intégralité de celle-ci:

"
Mesdames, Messieurs,


Je n’ai à cet instant que deux sujets à l’esprit. Le premier sujet, c’est la France, que j’ai scrutée pendant ces mois de campagne électorale, que j’ai rencontrée en milliers de visages différents, la France qui s’inquiète, qui souffre, qui est déchirée, bien plus qu’elle ne l’a jamais été, et en même temps, la France riche de potentiel, riche de promesses, la France qui voudrait y croire.

Et j’ai à l’esprit aussi, et plus que tout, les quelque sept millions de Français qui m’ont donné leur confiance, qui ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d’un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. Les sept millions de Français et tous ceux qui ont eu à un moment ou à un autre l’envie de se joindre à eux, et parfois qui le regrettent. Cela fait un immense espoir.

Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.

Je veux vous parler de l’avenir.

La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.

Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.

Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.

Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’œil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.

Nous avons à retisser notre société.

Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l’immigration est la cause de nos maux. La situation de l’immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C’est l’emploi qui intègre. J’ai rencontré des milliers de jeunes Français d’ascendance immigrée. Ils m’ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s’arrangera ! Donnez nous du taf !

Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !

Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l’un ou l’autre de ces maux.

Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.

Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.

Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l’ordre de 60 milliards d’euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l’un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n’ont jamais approchée même en rêve.

Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.

De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.

Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.

Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.

Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.
 
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général."

Voir la video et le texte


Tout le reste n'est que baliverne! En démocratie, chacun est libre et responsable de ses choix.

Cordélia Lefranc
DSE
Par Cordélia Lefranc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007
Quand les grands canaux faiblissent, ce sont les PME de l'info qui font le travail; de la supériorité des petites structures sur les grosses! Bravo BFM-TV et RMC! Le débat entre F. Bayrou et S. Royal aura bien lieu aujourd'hui à 11h.


Lien vers le site - diffusion en direct (DSL)


Explication de texte du PDG du groupe, Alain Weill, devant le CSA:

« Il n'est pas question de prendre parti pour l'un ou l'autre des candidats et nous n'avons subi aucune pression. Mais nous faisons notre métier de journaliste en organisant ce débat »

Réponse de l'autorité de régulation:

« l'organisation d'un débat relève de la seule responsabilité éditoriale de la chaîne »

Protocole du respect des règles de temps de parole par le groupe BFM-TV/RMC:

« lnous allons ­proposer à Nicolas Sarkozy de s'exprimer sur nos antennes ou, à défaut, nous diffuserons son meeting de dimanche »

Source: le Figro.fr

Cette issue favorable à la démocratie pose quand même deux vraies questions, non pas sur la démocratie elle-même mais sur le positionnement des grands media dans cette campagne. Canal+ expliquait hier qu'il était impossible de l'organiser étant donné les règles du CSA, ce faisant C+ accréditait la position de victime du couple Bayrou/Royal par rapport aux règles odieuses de l'affreux Etat UMP. On y aurait presque cru...

Sauf que voilà, là où la grande chaine
Canal+ qui aime bien la dame en blanc échoue presque opportunément, BFM TV/RMC trouve une solution qui semble quand même pleine de bon sens et qui donc, logiquement, aurait dû être accessible à Canal+ également.

Faut-il comprendre que Canal ne souhaitait donner la parole qu'à S. Royal/Bayrou et non à l'UMP et son candidat? Ou bien faut-il comprendre que, finalement l'impossibilité de la tenue de ce débat ne dérangeait finalement pas tellement S. Royal, l'arrangeait même peut-être?

Nous n'aurons bien entendu jamais de réponse à cette question mais, par contre nous aurons bien un débat, qui risque surement de faire un mort, d'une mort politique s'entend.

Lequel ? La réponse ne tombera pas avant le 6 mai prochain. Premiers éléments de réponse aujourd'hui même cependant, au cours du débat.

Cordélia Lefranc
DSE
Par Cordélia Lefranc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 30 avril 2007
   

Une semaine à parler de... Bayrou. Si un extra-terrestre avait cherché à comprendre ce que c'est qu'une élection présidentielle en France en obsevant ce qui c'est passé dans l'actualité cette semaine, il aurait sans doute eu bien du mal à le comprendre tant il est vrai qu'on a jamais autant parlé de quelqu'un qui a échoué au premier tour.




Dans un premier temps, ceci a semblé être plutôt favorable à la gauche, une gauche qui avait craint le pire, id est, un second 21 avril ou si on préfère les traductions: une disqualification prématurée. Enfin, la gauche... L'arrière garde de la gauche d'hier, celle qui n'avait toujours pas compris - ou qui n'avait pas voulu comprendre que la démarche de Bayrou consistait à glisser à gauche; plus exactement à se laisser glisser à gauche, porté par une rivière démocratique, au gré d'un courant d'opinions favorables et sur un air de "c'est pas moi qui l'ai voulu, ce sont les électeurs..."

Mais au fond et maintenant que l'agitation autours du cas Bayrou va retomber, quel bilan dresser de cette semaine de tractations? Quelle moisson?

Assez maigre en vérité: pas de ralliement, pas de consigne, pas d'alliance, pas de concept de nouvelle majorité présidentielle et un problème chronique:

Comment ne pas avoir l'air d'avoir fait une campgne trop à gauche, un pacte trop à gauche quand l'évènement majeur, hormis le recul très net du FN au profit de la droite parlementaire, est l'émergence d'une force politique considérable au centre?

Et à présent comment construire un pont qui aille du ralliement sans condition de la gauche contestataire enfin plutôt ce qu'il en reste, c'- preuve que le programme était contestatairo-compatible ou encore, plus simplement, ancré bien à gauche, à la figure d'un centre gauche façon F. Bayrou et qui ne lâche rien sur ses thèmes de différenciation avec la candidate socialiste, sous peine de perdre son électorat, sa crédibilité et donc son avenir?

S. Royal va-t-elle devoir se renier? Et, le souhaiterait-elle, va-t-elle pouvoir le faire sans apparaître comme n'ayant vraiment aucune force de conviction?

C'est un pont qu'il ne sera pas facile de construire tant les fondations sont mouvantes, les matériaux peu sûr et le chantier constamment sous le feu de tirs croisés, sans cesse tiraillé d'intérêts profondément divergents. Une entreprise perilleuse si ce n'est désespérée.

Comment ne pas penser, dès lors, à la cette chanson de Jimmy, c'est bien Jimmy, n'est-ce pas?

"Many rivers to cross...
But I can't seem to find my way over?
Wandering I am lost
as I travel along
The white cliffs of Dover
[...]
And this loneliness won`t leave me alone
It`s such a drag to be on your own"

Cordélia Lefranc
DSE
Par Cordélia Lefranc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus