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Sociale-Démocratie & Avant Garde

Mardi 20 février 2007
Alors voilà c'est officiel, DSK est reparti en campagne. Enfin officiel... Il faut savoir lire entre les lignes. Après un période d'indisponibilité, hier, son blog est de retour, et avec lui un projet politique qui va aller en s'affirmant et qui, s'il ne saurait être un projet présidentiel, car pour cela il semble que ce soit un peu tard, pourrait néanmoins fort bien être un projet législatif ou si vous préférez un projet de gouvernement.

Pour que le vocabulaire reste encore un peu social-révolutionnaire, signe que non les sociaux-démocrates, vraiment, ne sont pas libres de leur identité au sein du PS, c'est le terme de manifeste qui a été choisi. Mais ne nous y trompons pas, ce manifeste est le bon: celui de la sociale-démocratie.

Alors bien sûr il reste la question de savoir sous quelle présidence ce programme de gouvernement pourra s'exprimer pleinement. Certains vous diront que pour faire de la sociale-démocratie il faut forcément être socialiste. Mais ils oublient que le nom, le substantif, la substance si vous préférez, dans la sociale-démocratie, c'est la démocratie. Et c'est elle qui donne un sens à ce mouvement dont les principes sont ceux d'un humanisme indépendant de toute autre autorité morale ou religieuse que sa propre foi en l'Homme et dont la vocation politique est d'assurer son bonheur par le progrès social. Qu'y a-t-il de commun avec le projet de l'Internationale Socialiste? La finalité peut-être mais les moyens pas aussi certainement.

Car n'oublions pas d'où vient le Socialisme! Le socialisme du Parti Socialiste n'est rien d'autre, sur le plan idéologique, que celui hérité de son ancêtre - dont il n'est d'ailleurs que la stricte continuité, rebaptisée par un beau matin des année 70, PS - pas si lointain: la SFIO soit la Section Française de l'Internationale Ouvrière. Ce Socialisme, ou du moins ce qu'il en reste, c'est donc celui de l'Internationale Ouvrière. Il ne faut jamais perdre cela de vue car, en vérité, ce parti n'a jamais eu d'autre ligne idéologique et cette ligne est très structurante car elle proclame la suprématie de sa finalité sur les valeurs de la démocratie.

Aussi servir un Président ou une Présidente, dont nous savons tous fort bien que les institutions de la Vème république lui confèrent déjà une posture quasi monarchique - et sans même entrer dans des considération d'ordre psychologique sur les inclinations de tel ou telle candidat(e) - et  qui aurait de surcroît des tendances à réinventer en 110 propositions, non pardon, en 100 propositions le "bon vieux" socialisme d'antan - un monde merveilleux où tout est gratuit, on ne sait pas comment - cela pourrait s'avérer très dangereux pour notre capacité à servir notre idéal de progrès social et de démocratie. Ne vaudrait-il pas mieux pour nous sociaux-démocrates, au contraire, un Président Démocrate tout court qui à défaut d'être social dans l'âme mais, par les vertus de ses valeurs démocratiques, serait plus enclin à respecter le choix majoritaire des français pour leur gouvernement, lequel s'exprimera, en définitive, lors du vote aux élections législatives et en nulle autre occasion? N'y a-t-il pas plus de gages de respect du pluralisme dans l'Idéal de la Démocratie que dans celui du Socialisme réactionnaire du Parti Socialiste Français?

C'est en tout cas mon sentiment. Nous avons, sociaux-démocrates, de nombreuses valeures communes avec ceux que jadis on appelait les chrétiens-démocrates. La principale différence était, au fond, celle des croyances - ou de l'inspiration selon de quel point de vue on se place - religieuse(s) dont ils se prétendaient investis.

Mais il y a bien longtemps que le centre français (Union pour la Démocratie Française) n'est plus un mouvement Chrétien-démocrate et qu'il s'est pleinement inscrit dans la laïcité républicaine en ne demeurant que Démocrate.

Aussi, quel obstacle y a-t-il encore à notre rapprochement? Pourquoi ne pourrions-nous pas faire triompher ensemble des valeurs qui au fond, et malgré nos différences culturelles, nous sont communes? N'est-ce pas nous au fond, ou nous aussi, les sociaux démocrates qui, du fait de notre asservissement chronique, de notre inféodation non-surmontée à la ligne vaguement révolutionnaire non assumée de l'Internationale Socialiste, entretenons artificiellement un clivage, une barrière, une séparation presque artificielle avec nos cousins centristes et qui n'a plus guère de raison d'être au XXIème Siècle et encore moins de raison de nous empécher de travailler ensemble à la victoire de nos valeurs communes? Y a-t-il entre nous une frontière idéologique insurmontable ou bien simplement une barrière culturelle qui nous aveugle sur notre destinée commune ?

Notre patrimoine commun est en tout cas extrêmement précieux et il mérite d'être défendu par toutes les forces de bonne volonté: La démocratie, le progrès social et l'Europe unie et démocratique.

Ce qui nous sépare encore à l'inverse? Qu'est-ce qui nous sépare encore? Une "culture de gauche"? Mais qu'est-ce, la gauche, aujourd'hui? Celle d'hier, on la connaît, c'est celle du PSFIO et son discours viello. Mais celle d'aujourd'hui? Moderne, progressiste, sociale, réformiste et européenne, la Gauche d'aujourd'hui... Et si c'était nous?


Cordélia Lefranc |  le 20 février 2007
Démocrates Sociaux et Européens
réunis pour la victoire du progrès
Par Cordélia Lefranc
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Vendredi 23 février 2007
Mes bons amis,

Et si nous faisions un peu confiance à la démocratie?

Cette élection pose beaucoup de questions parmi lesquelles:

Le rôle de l'image
La dictature du sondage
La féminité comme argument politique

Mais, au final, cette élection sera comme toutes les autres une vraie élection et non un sondage d'opinion.

Et une élection n'est-elle pas ce temps fort où tout un peuple, dans ses contradictions mais aussi dans ses valeurs communes, se rassemble pour faire un choix, celui de son avenir?

Alors gageons que, si comme nombre d'entre nous, socio-démocrates, nos compatriotes moins certains de leur engagement politiques trouvent que ni Nicolas Sarkozy ni Ségolène Royal ne se sont montrés convainquants, ils choisiront dans le secret de l'isoloir une autre voie, peut-être plus médiane.

Je me sens profondément sociale-démocrate.

La démocratie est son socle, sa fondation solide et robuste, son principe d'organisation et le progrès social est sa valeur centrale, sa quête et sa finalité ultime.

Montrons nous à la hauteur, Soyons -vraiment- socio-démocrates!

Ayons confiance en la démocratie et travaillons, sans arrières pensées, sans calcul, sans tactique de positionnement sur l'échiquier en plan incliné de la politique politicienne mais aussi sans relâche à faire avancer nos idées dans le débat politique français! Si notre avenir passe par des alliances, allions-nous mais ne transigeons plus sur nos idées ou nos valeurs! Trop longtemps la sociale démocratie s'est laissé piétiner, inféodée qu'elle était à une nostalgie d'un socialisme révolutionnaire mal assumé mais encore prégant dans l'idéologie du PS. Il est temps d'être nous-même sans complexes et sans passer notre temps à nous excuser. Socio-mou? Eh bien s'il faut choisir entre l'étiquette socio-mou et l'étiquette socio-ringard, moi je choisis la sociale-tendresse! Car si c'est être mou que de croire en la vertu cardinale et indépassable de la démocratie, alors je suis molle! Et même je vous le dis avec force: soyez mous! Soyez toujours plus mous!

Ce que la primaire a montré est d'abord que la sociale-démocratie a encore beaucoup de chemin à parcourir dans notre pays avant de pouvoir se targuer, comme dans nombre de pays européens d'être la première force politique de l'aile gauche.

Nous avons donc du pain sur la planche!

DSK n'est pour l'heure qu'un pionnier. Il ne peut pas changer la face du PS, de la France, du monde à lui tout seul.

Il lui faut de l'aide et du soutien. Alors, on peut regretter qu'il zig-zague et qu'il se range, un peu trop, derrière la dame aux cent promesses intenables. Mais s'il en est là c'est aussi de notre faute! Nous n'avons pas su l'aider suffisemment quand il en avait besoin.

Alors, travaillons! Proposons! Militons! Et préparons l'avenir ensemble!

Laissons le PS à ses atermoiements, à ses querelles d'éléphants qui n'intéressent que le curieux et l'avide de scandale et préparons le fond, l'avenir, la Sociale-Démocratie!

A tous ceux qui pensent que celle-ci passe par un rapprochement avec les Démocrates du Centre, pour pouvoir enfin s'affranchir de cette ringardise qu'est la nostalgie du mouvement révolutionnaire ouvrier d'antan, je lance cet appel, cet invitation plutôt, à nous rejoindre dans le forum libre DSE, Démocrates Sociaux et Européens. Il y est question d'une entente cordiale et d'une discussion courtoise et ouverte sur les valeurs communes à la sociale-démocratie et aux démocrates du centre en vue de préparer ce qui sera, peut-être, un jour une plateforme de gouvernement de centre gauche.

Oui je crois que l'avenir est une chance, oui je crois que la rupture avec les anciens ne doit pas être le monopole de la droite libérale, et oui je crois en la démocratie sociale de marché, seule voie qui permette de conjuguer progrès technique, progrès social et en définitive progrès de l'Homme.

Parce que la féminitude n'est pas un programme politique, parce qu'il vaut mieux rassembler autours d'un centre fort de son respect de la démocratie que de diviser soit par sa vision communautaire, soit par son sexisme, et parce que, bien que femme moi-même, je souhaite qu'on me considère d'abord et avant tout comme un Homme, je vous lance cet appel: ayez confiance ! Ayez confiance en la démocratie!  Et venez discuter avec nous, avec tous ceux qui croient en la démocratie et au progrès social!

Cordélia Lefranc
DSE - Démocrates Sociaux et Européens

posté sur le blog du Manifeste Socialisme et Démocratie 
Par Cordélia Lefranc
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Mercredi 4 avril 2007
Sarkozy menteur!

La nouvelle panacée d'argumentation subtile car sociale-démocrate?

"Notre" candidate officielle, enfin depuis le ralliement inconditionnel annoncé il y a quelques semaines par force déclarations de l'ami DSK, a semble-t-il enfin trouvé -le- soufle de la victoire et l'argument qui tue:

Sarkozy est un menteur.

Je la cite dans le texte, c'est tellement mieux, dans le texte:

"Monsieur Sarkozy a menti et un menteur est-il apte à devenir président de la République ?"

Pour un peu, on se croirait presque au pays de l'oncle Sam, au moment où un certain Bill Clinton de président se faisait prendre dans une posture peu orthodoxe et qui plus est en une compagnie moins que légitime.

Enfin "prendre" le mot est impropre, plutôt attraper...

Souvenons-nous de la belle hypocrisie du peuple américain: "He lied! Oh, so very chocking!" et de notre regard un brin moqueur sur ces tartufferies des amériques!

Est-ce vraiment à ce niveau que nous voulons, nous sociaux-démocrates et plus généralement nous autres français, voir descendre le débat?

Est-ce cela la belle et noble attitude de la fière Sociale-démocratie française: d'américaniser le débat avec des arguments d'hypocrites: ouh! Sarkozy est un vilain menteur! Mes chers petits enfants - nous, les français débiles qui ne comprenons rien à rien - mes chers petits enfants, vous comprenez: vous ne pouvez pas voter pour un grand méchant loup, euh, monsieur comme lui! Heureusement maman Ségolène est là!

Non, vraiment, cette campagne et, notons le bien, particulièrement grace aux contributions -remarquables- de cette candidate d'exception est vraiment... à pleurer!

DSK es-tu content de toi? Est-ce cela ta conception de la sociale démocratie?

Après avoir bushisé l'approche du PS des questions de relations internationales, Ségolène Royal veut maintenant imposer une thèmatique de pseudo-moralisation à deux francs - pardon, soyons européens!  à trente centimes d'€uro - en sortant l'argument politique massue: "Sarkozy menteur!"

C'est pourtant vrai qu'elle ne ment jamais, elle!

La preuve: elle n'a pas de drapeau français à la maison, François Hollande en a un dans sa cuisine ET les doux amoureux vivent toujours ensemble!

Les déclarations contradictoires de Ségolène et de François ne sont certes pas du même ordre, juste, que celles de Sarkozy: ce sont des mensonges légitimes, nouvelle catégorie de la tartufferie de l'ordre juste, le sien ou, si on préfère, de ses petits arrangements avec la rigueur véritable de l'ordre juste qu'elle prétend juste imposer... aux autres!

Et le Pen de monter, de monter, de monter...

Quand on pense que la sociale démocratie aurait pu gagner contre Sarkozy, sur le terrain des idées, en nous alliant avec Bayrou...

Mais non! Perdre avec Ségolène la "pure" à l'américaine sans drapeau - ou avec drapeau, selon l'humeur du jour - au pays des vilains menteurs machos, oui perdre avec Ségolène c'est tellement mieux!

Et en plus, vous verrez, ce sera de notre faute, à nous les sociaux-démocrates: Pas assez fermes face aux sociaux-traitres de Bayrou! Vous verrez!

Quelle tristesse, quelle nullité et... Quel dommage!

Dire que DSK a failli être le premier ministre de Bayrou!

Snif! J'aurai du mal à le digérer pendant les cinq années de règne de Sarkozy!

Cette campagne aura vraiment été la campagne des occasions manquées.

D'abord en Novembre, et puis en Mars!

Attention aux ides de Mars! Les antiques augures nous avaient pourtant bien prévenus!

A dans cinq ans, mes chers amis! Ou plutôt à demain! Car il ne faudra pas attendre encore une fois la veille de la prochaine élection présidentielle pour refonder la gauche en la sociale démocratie après la défaite à l'icone qui s'annonce.

En espérant seulement qu'ils ne nous en faudra pas dix ou quinze pour nous reveiller de ce royal cauchemar!

"Sarkozy menteur!" Quel scoop, vraiment!

Heureusement que Ségolène est là! Quand même, c'est une bien belle campagne, que la campagne à not' candidate!

Et certains ont osé poser la question de sa compétence!

Mais non, mais non! Voyez vous même!

"Sarko Facho!" et "Sarko menteur!" si on ne gagne pas avec d'aussi brillants arguments , c'est à n'y rien comprendre!

Vive la grande, la très grande, la plus grande des candidates de gaaauuuche!

Cordélia £efranc, une dissidente Sociale Démocrate qui persiste et signe à voter Bayrou


PS-

"Mais qui ici connaît Mr Besson?"

_______________
Posté sur le Manifeste Socialisme et Démocratie de DSK
http://www.blogdsk.net/manifeste_socialdmocrate/2007/04/jeune_et_social.html
Par Cordélia Lefranc
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Lundi 23 avril 2007

Alors voilà, c'est fait, la messe est dite: l'heure de la Sociale Démocratie n'est pas encore venue en France. Nicolas Sarkozy arrive très largement en tête avec plus de 31,1% et Ségolène Royal, distancée à 25,8%, parvient à maintenir ce qui, à défaut de mieux, tient aujourd'hui lieu de principale source de satisfaction à gauche: la sauvegarde du leadership du PS.


Oui mais voilà... F. Bayrou arrive en troisième position avec plus de 18% des voix et son sourire hier démontre déjà qu'il n'a nullement l'intention de les céder à qui que ce soit, et certainement pas à la candidate socialiste dont les précieux lieutenants nous ont expliqué, en masse, qu'il ne pouvait être question, jamais, de s'entendre avec le centre, le maudit centre; que ce serait une mésalliance. L. Fabius a été particulièrement clair à ce sujet, mais ce n'est pas le seul à s'être prononcé cette sentence, celle d'un procès en hérésie.

Et F. Bayrou n'y trouverait d'ailleurs lui non plus aucun intérêt, ayant construit sa percée sur la dénociation de l'opposition stérile entre le PS et l'UMP. On voit mal aujourd'hui comment il pourrait justifier de s'allier à l'un ou à l'autre pour gouverner sous leur empire. F. Bayrou jouera donc la carte de l'avenir en appelant chacun à faire, aujourd'hui, selon sa conscience et sa priorité du moment. Il réaffirmera sans aucun doute aussi ses principales convictions: la nécessité de réduire le poids de la dette, celle de relancer la construction européenne et celle de sortir notre démocratie de la stérilité d'un affrontement systématique pour construire une démocratie constructive où les talents n'hésitent pas à faire entendre leur voix, parfois pour soutenir, parfois pour contrer, selon leur sentiment de l'intérêt supérieur du pays et non une inféodation doctrinal ou partisane. Et il lancera enfin un appel solennel au prochain Président, quel qu'il soit, à tenir compte de ses observations sur les priorités, sans trop d'illusions cependant, avant que de se lancer lui-même et les siens dans la bataille des législatives. Il n'y aura pas de retour en arrière de sa part.

Dominique Strauss-Kahn a, si l'on en croit l'analyse de R. Bacqué 1, compris dès hier la déroute de la ligne qu'il tente d'incarner à gauche et de faire exister; il ne sera pas Premier Ministre d'abord parce qu'à présent les chances de victoire de N. Sarkozy sont plus hautes que jamais, ensuite parce que même dans l'hypothèse d'une victoire de S. Royal celle-ci choisira un tenant de la gauche de gauche, pour ainsi dire radicale - quoique sans lien avec le parti du même nom - autrement dit: L. Fabius.

Nous aurons donc perdu cinq ans au moins sur le chemin qui nous mènera cependant, n'en doutons pas, un jour nécessairement à la sociale démocratie.

Car les rapports de force sont là, la gauche de gauche, celle de L. Fabius, ne peut avec à peine 40% des voix prétendre gagner seule et le Centre, aujourd'hui, s'est reconstitué, s'est même trouvé un leader et se pose aujourd'hui en arbitre de la vie politique française.

L'avenir de la gauche
gouvernementale passe par la compréhension de cette situation nouvelle et il se jouera ensuite sur la capacité à s'entendre de ces deux là: F. Bayrou et D. Strauss-Kahn; il leur faudra prendre conscience que l'un sans l'autre ils ne peuvent rien faire mais qu'ensemble, en revanche, rien ne peut les arrêter.

La nouvelle gauche en somme, celle que nous appelions de nos voeux. Ce ne sera pas pour cette fois, tant pis! Les deux en porteront la responsabilité conjointe pour n'avoir pas su se rejoindre à l'occasion de l'élection, pour n'avoir pas su oser aller plus loin sur le sentier du rapprochement. Mais finalement cinq ans c'est assez court, et il faut dès à présent préparer l'avenir.

F. Bayrou va sans doute le faire en créant son parti de la Démocratie Sociale Européenne qu'il mobilisera pour obtenir plus de siège à l'Assemblée. Commment D. Strauss-Kahn y répondra-t-il? L'avenir nous le dira. Mais l'attitude flegmatique et désabusée du prophète que personne n'écoute sera-t-elle demain plus efficace qu'elle ne l'a été hier? Combien de temps se bercera-t-il encore de l'illusion qu'il est possible d'amener à la sociale démocratie un appareil dominé par les figures d'un Mauroy, d'une Aubry, d'un Fabius? A quel moment comprendra-t-il enfin que tous les grands destins politiques passent, un jour ou l'autre, par une rupture héroïque, un coup de dés? Quand se décidera-t-il enfin à faire entendre sa voix, la sienne, pas celle de ses "camarades", pas celle de son parti ou de son premier secrétaire - dont aucun n'a cure - mais bien la sienne et par elle celle de la sociale démocratie? La sociale démocratie se cherche un leader. Elle l'attend. Quelqu'un qui ne demande plus la permission... Un homme libre... Libre de ses convictions, libre de ses prises de position, libre de s'allier avec qui bon lui semble.

En tout cas,
la France aura toujours besoin d'un grand Président et d'un grand Premier Ministre. Et dans cinq ans plus que jamais, sans doute...

La démocratie a toujours raison, même quand elle a tord. Alors vive Sarkozy, vive Royal! And let the chips fall where they may...

Cordélia Lefranc
Démocrates Sociaux et Européens

__________________
1. voir l'article suivant:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-900229,0.html
Par Cordélia Lefranc
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Mercredi 25 avril 2007
En marge des grandes manoeuvres de dernière minute, désespérées par nature car s'employant toujours trop tard à éviter une collision pourtant devenue inéluctable, DSK déshiberne et réveille en nous l'envie de croire vraiment de croire résolument en une gauche moderne chez nous, en une sociale démocratie française ou, mieux car ce concept-ci n'est-il pas lui-même déjà un concept dépassé, DSK esquisse ce qui peut-être s'appelera demain le Capitalisme Social de Marché ou Libéralisme Social.

Permettez-moi de partager ce lien avec vous et de vous inviter à le partager avec vos proches, avec vos amis avec tous ceux dont il vous semble vrai qu'ils attendent une nouvelle définition du progrès et un nouveau sens à leur engagement à gauche.

Le lien ici et demain peut-être ensemble nous construirons cela !

Cordélia Lefranc
DSE - Démocrates Sociaux et Européens
Sociale Démocrate de coeur
et DSK forever!
Par Cordélia Lefranc
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